Un bâillon supprime le mot de sûreté. Il faut donc convenir avant d'un signal non verbal : un objet lâché volontairement, ou trois tapes franches. On n'improvise pas ce point une fois la boule en place.
On ne laisse jamais seule une personne bâillonnée et on ne s'endort jamais bâillonné. Aucune exception, y compris pour deux minutes.
Bouche pleine, on respire par le nez uniquement. Les trous de la boule évacuent l'air et la salive, rien de plus : nez bouché, rhume ou allergie, on reporte. Et on serre pour maintenir, pas au point de blesser les coins de la bouche.
La longueur de 66 cm est un vrai argument, pas un chiffre. C'est la plus généreuse de cette sélection : si un bâillon t'a déjà semblé trop court une fois la boucle fermée, c'est ce modèle-là qu'il faut regarder. Inversement, sur une petite tête, il restera beaucoup de sangle qui pend.
La source se contredit sur la matière. Elle annonce du cuir végétalien — donc une imitation synthétique, sans rien d'animal, qui s'essuie et ne se nourrit pas — et cite dans la même phrase du néoprène et du métal sans nickel, sans dire ce qui compose quoi. Nous ne trancherons pas : dans tous les cas, la sangle reste poreuse et ne se lave pas comme la boule.
Il n'est pas verrouillable et c'est tant mieux. La boucle s'ouvre à la main, sans clé ni cadenas. Le retrait tient en quelques secondes une fois le geste connu.