C'est rêche, et ça se sent. Le jute frotte davantage qu'un coton doux. Sur une peau sensible ou pour une première fois, une corde en coton est un meilleur point de départ ; le jute vient après, quand on cherche la tenue et la trace.
Le jute peluche et perd des fibres, surtout les premières séances. On passe la corde dans la main avant usage pour retirer les brins qui dépassent.
Il craint l'eau. Mouillé, le jute gonfle, durcit et se resserre en séchant : on ne le lave pas comme un coton, on l'aère. Une corde qui a pris du lubrifiant est une corde en fin de vie.
Ce n'est pas une corde de suspension. Aucune charge de rupture n'est annoncée, et une corde qui a peluché est encore moins prévisible. Attaches au sol ou sur un point stable, jamais de montage qui porte le poids d'un corps.
Deux doigts sous chaque tour, on entoure le charnu et jamais l'articulation, on laisse tranquille l'extérieur du coude où passe le nerf radial, ciseaux à bouts ronds à portée, et personne d'attaché laissé seul. Le guide du rayon BDSM détaille le mot d'arrêt et l'après-séance.