Histoires érotiques
Histoire érotique de Noël : le dernier paquet
Le 25 au soir, la famille est repartie, la boulangerie est fermée pour deux jours, et il reste un paquet doré sous le sapin. Mathilde l'a emballé elle-même. Ravi croit qu'il est pour lui. Il n'a qu'à moitié raison.

Le 25 décembre au soir, la famille est repartie, le four est froid pour deux jours, et il reste un dernier paquet sous le sapin. Mathilde l'a emballé elle-même, avec une étiquette qui dit « Pour nous deux ». Ravi n'a aucune idée de ce qu'il contient.
Lecture : 6 min · Intensité : ●●● explicite · Thèmes : Noël, couple, lingerie, massage · Réservé aux personnes majeures
Le dernier train de ma mère
Ma mère est montée dans le TER de 19 h 12 avec trois boîtes de sablés, un reste de chapon emballé dans du papier d'aluminium et la ferme intention de m'appeler pour me dire qu'elle était bien arrivée. La sœur de Ravi et son mari sont partis une heure plus tôt, vers Lyon, en klaxonnant jusqu'au bout de la rue. Mon frère a filé le dernier, en oubliant son écharpe.
Quand la porte se referme, Ravi et moi restons un moment debout dans l'entrée, sans rien dire. Puis il éclate de rire, et je m'effondre contre lui.
Je suis boulangère. Depuis le 18 décembre, je me lève à trois heures et demie. J'ai fait quatre cents bûches, des centaines de baguettes et des pains d'épices dont je ne veux plus entendre parler jusqu'en mars. J'ai quarante-sept ans, des avant-bras de boxeuse, de la farine incrustée sous les ongles malgré la brosse, et des épaules en béton armé.
Ravi a cinquante ans. Il accorde des pianos, ce qui veut dire qu'il passe ses journées penché dans le ventre d'instruments qui ne lui appartiennent pas, à écouter des notes que personne d'autre n'entend. Il a des mains d'une précision maniaque et une patience qui m'a toujours rendue folle, dans les deux sens du terme.
On vit ensemble depuis neuf ans. Il est entré un matin dans la boutique, couvert de neige, pour acheter un pain de seigle, et il est revenu le lendemain, puis tous les jours pendant un mois, toujours pour un pain de seigle. Au bout du mois, je lui ai demandé s'il aimait vraiment le seigle. Il m'a avoué que non, pas du tout, et qu'il avait un congélateur plein.
Depuis, chaque Noël se ressemble : la boutique qui déborde, la famille qui débarque, et nous deux qui nous croisons dans l'escalier, moi qui descends quand il dort, lui qui monte quand je dors. Pendant deux semaines, on ne fait que se frôler. C'est pour ça que j'ai préparé ce paquet-là.
« Il reste un paquet », dit-il en désignant le sapin.
Je le sais. C'est moi qui l'ai mis là.
Le paquet doré
Il est petit, plat, emballé dans un papier doré qui m'a coûté vingt minutes et deux crises de nerfs. Sur l'étiquette, de ma main : Pour nous deux. À ouvrir quand tout le monde sera parti.
Ravi s'assoit en tailleur devant le sapin et défait le ruban avec la délicatesse d'un démineur. À l'intérieur, un coffret. Dans le coffret, un ensemble de dentelle rouge et noire, un haut brodé et le string assorti, avec des bretelles réglables. Je l'ai choisi dans ma taille à moi, pas dans celle des mannequins des catalogues. Et une carte, que j'ai écrite à une heure du matin entre deux fournées :
Ce cadeau-là, c'est moi qui le porte. Toi, tu as le droit de regarder. Et de demander.
Il relit la carte deux fois. Quand il lève les yeux vers moi, ils brillent.
« J'ai le droit de demander quoi ? »
« Tout. Je n'ai pas promis de tout dire oui. »
Il sourit, se relève, va dans la chambre et revient avec un pot rond, qu'il pose sur la table basse. Une bougie de massage, rouge, au parfum de fraise et de vin pétillant.
« Je ne l'ai pas mise sous le sapin. Je me suis dit que ta mère poserait des questions. »
« Ma mère aurait demandé si ça se mange. »
On rit, et je sens dans ce rire toute la fatigue des deux dernières semaines commencer à se dissoudre.
« Alors voilà ce que je demande », dit-il. « D'abord, je m'occupe de tes épaules. Tu ne fais rien. Ensuite, tu portes ton cadeau, si tu en as encore envie. Et si tu t'endors au milieu, je te couvre et on reprend demain. »
« Je ne vais pas m'endormir. »
« Tu t'es endormie debout devant le four à pain, mardi. »
La bougie fraise et cava
Il allume la mèche pendant que je prends une douche. Quand je reviens, enroulée dans une serviette, la cire a fondu en une petite flaque brillante et la pièce sent la fraise et les bulles. Il éteint la flamme, attend un peu, et verse un filet d'huile tiède au creux de sa main.
Je m'allonge sur le ventre, sur le canapé, et il commence par mes avant-bras. Il les masse comme s'il voulait en extraire chaque baguette, chaque bûche, chaque nuit trop courte. Puis mes mains, doigt par doigt. Puis mes épaules, longtemps, en trouvant chaque nœud du bout des pouces, avec cette précision d'accordeur qui cherche la note juste. Je gémis, et pour une fois ce n'est pas de désir. Pas encore.
Ça vient plus tard. Quand ses mains descendent le long de mon dos jusqu'à mes reins. Quand il s'attarde au creux de mes hanches, sur la rondeur de mes fesses, et revient vers la nuque sans se presser. Je sens la chaleur de l'huile, puis la chaleur de ses mains, puis une autre chaleur, plus basse, qui ne doit rien à la bougie.
« Toujours réveillée ? » murmure-t-il contre mon oreille.
« Très réveillée. »
Je me lève, j'attrape le coffret, et je disparais dans la salle de bains.
Quand je reviens, il est assis au bord du canapé. La dentelle rouge et noire tient ma poitrine comme une promesse et laisse deviner tout le reste. Je me sens belle, ce qui ne m'est pas arrivé depuis le 18 décembre. Ravi ne dit rien pendant un long moment. Puis il tend la main vers moi, sans me toucher, la paume ouverte.
« Je demande », dit-il. « Je peux ? »
Je pose sa main sur ma hanche. C'est ma réponse.
Il m'embrasse partout où la dentelle s'arrête, puis là où elle commence. Il prend son temps, ce qui est sa spécialité et mon supplice. Ses lèvres sur mon ventre, sur l'intérieur de mes cuisses, puis sa bouche sur moi, à travers le tissu d'abord, sans le tissu ensuite, quand je l'écarte moi-même. Je m'agrippe à l'accoudoir. Il m'écoute comme il écoute un piano : il reste sur la note qui me fait vibrer, il ralentit quand je me crispe, il recommence quand je le supplie. Je jouis la première fois avec la main sur sa nuque et le sapin qui clignote au coin de mon œil.
Puis je le pousse sur le dos, je l'enjambe, et je le prends en moi d'un seul mouvement lent, en le regardant bien en face. Je garde le haut de dentelle. Il garde les yeux ouverts. Je mène, cette fois, à mon rythme, celui d'une femme qui a pétri à la main pendant deux semaines et qui sait exactement ce que ses hanches savent faire. Il me demande si ça va, je réponds « Ne bouge pas, c'est moi », et il rit, le souffle coupé. Il me rejoint au bord, puis au-delà, la tête renversée sur le coussin, mes deux mains à plat sur sa poitrine.
On reste longtemps comme ça, collés par l'huile et par la sueur, dans l'odeur de fraise, de sapin et de nous.
Le vingt-six au matin
À trois heures quarante-cinq, mon réveil sonne. Je l'ai oublié, comme chaque année. Je tâtonne dans le noir pour l'éteindre, déjà à moitié assise, avec ce réflexe de boulangère qui me fait chercher mes chaussettes.
La main de Ravi se pose sur mon ventre.
« La boutique est fermée », marmonne-t-il.
Je reste un instant assise dans le noir. Puis je me rallonge, je me cale contre lui, mon dos contre sa poitrine, et je sens la dentelle froissée quelque part sous l'oreiller.
« Pour une fois », je dis, « le pain attendra. »
Pour prolonger l'histoire
Sous le sapin de Mathilde, un coffret doré. Dans la chambre de Ravi, une bougie qu'il n'osait pas montrer à sa belle-mère.
- Ensemble deux pièces top et culotte en dentelle : un haut en dentelle brodée rouge et noire et son string assorti, avec des bretelles réglables, livré en coffret et donc prêt à offrir.
- Bougie de massage Shunga fraise et cava : une bougie dont la cire fond en huile tiède, à verser au creux de la main, au parfum de fraise et de vin pétillant.
Pour choisir une tenue de fête selon l'occasion et la taille, notre guide de la Mère Noël sexy compare les modèles. Les ensembles coordonnés, dont ceux qui arrivent déjà en coffret, sont réunis dans notre rayon ensembles de lingerie, et les nuisettes dans celui des nuisettes et babydolls.

Consentement et sécurité
- Le droit de demander, le droit de refuser : la carte de Mathilde le dit, « je n'ai pas promis de tout dire oui ». Un cadeau coquin est une invitation, pas une obligation.
- La fatigue compte : Ravi prévoit d'avance qu'ils peuvent s'arrêter si elle s'endort. Un corps épuisé a le droit de dire « demain ».
- Bougie de massage : on éteint la flamme et on attend quelques instants avant de verser l'huile, après l'avoir testée sur l'intérieur du poignet. Elle reste sur la peau, et ne remplace pas un lubrifiant.
- Majorité : ce récit met en scène des adultes, et nos produits s'adressent aux personnes majeures.
Ce récit fait partie de nos histoires érotiques pour adultes, à lire librement. Pour un autre couple qui se retrouve après des semaines trop pleines, lis un vendredi qui rallume tout.





