Ce n'est pas du scotch. Il existe une version collante du même ruban, à l'usage complètement différent. Celle-ci ne colle qu'à elle-même : c'est ce qui la rend réutilisable en pratique et indolore au retrait.
La tenue dépend du recouvrement. Un seul tour ne tient pas. Il faut au minimum deux à trois épaisseurs qui se chevauchent, sinon l'attache s'ouvre à la première traction — c'est le reproche le plus fréquent fait à ce type de ruban.
Ça reste une matière plastique. Sous un tour serré, ça ne respire pas : la peau chauffe et transpire. Pour des séances longues, une corde ou des bracelets en cuir sont plus confortables.
Le ruban se déchire à la main, ce qui est déjà une sécurité — mais on garde des ciseaux à bouts ronds à portée pour les tours multiples. Deux doigts doivent passer sous l'attache, on entoure le charnu et jamais l'articulation, on surveille les mains froides ou engourdies, et on ne laisse personne attachée seule. Ni suspension, ni tour autour du cou. Le guide du rayon BDSM reprend le mot d'arrêt et l'après-séance.