Histoires érotiques
Histoire érotique de cunnilingus : il a tout son temps
Un dimanche matin, Rodolphe pose une seule règle : Aminata ne fait rien, sauf dire à voix haute ce qu'elle veut. Pour une cheffe de chœur, c'est presque un métier.

Un dimanche matin, une seule règle : Aminata ne fait rien. Rien, sauf dire à voix haute ce qu'elle veut. Pour une femme qui dirige deux chœurs, c'est presque un métier.
Lecture : 6 min · Intensité : ●●○ sensuel · Thèmes : sexe oral, plaisir féminin, couple installé · Réservé aux personnes majeures
La règle du dimanche
Le dernier de leurs trois enfants avait quitté la maison en septembre, et depuis, les dimanches matin d'Aminata ressemblaient à des jours de travail. Elle annotait des partitions au lit, répondait aux sopranos qui ne viendraient pas jeudi, préparait la répétition du mardi. À cinquante-deux ans, elle dirigeait deux chœurs amateurs à Lyon et ne savait plus très bien ce que voulait dire « ne rien faire ».
Rodolphe, lui, le savait. Il avait cinquante-cinq ans, des mains d'ébéniste couturées de petites cicatrices et une patience de bois qui sèche. Ce dimanche-là, il entra dans la chambre avec deux cafés, lui retira doucement le crayon des doigts, puis la pile de partitions des genoux.
« Aujourd'hui, il y a une règle. »
« Laquelle ? »
« Tu ne fais rien. Tu ne bouges pas pour moi, tu ne me rends rien, tu ne penses pas à la suite. Tu as le droit de parler. Tu as même le devoir de parler. Tu me dis ce que tu veux, et je le fais. »
Elle haussa un sourcil. Vingt-quatre ans de mariage, et il arrivait encore à la surprendre.
« Et si je veux que tu t'arrêtes ? »
« Tu dis stop, et on boit le café. »
« Il va refroidir. »
« Je le réchaufferai. »
Prélude à la vanille
Il avait allumé la bougie la veille au soir, sur la commode, avant de l'éteindre pour dormir. Ce matin, il la ralluma. Le temps qu'ils boivent la moitié de leur tasse, une petite flaque de cire fondue s'était formée, et la chambre sentait la vanille, une odeur ronde, de pâtisserie et de peau.
Il souffla la flamme, versa quelques gouttes sur l'intérieur de son poignet pour vérifier la chaleur, puis un peu de cette huile tiède au creux de sa paume. Et il commença par ses pieds.
Aminata faillit protester, par réflexe : elle avait les pieds de quelqu'un qui reste debout devant quarante choristes trois soirs par semaine. Puis elle se tut. Les pouces de Rodolphe appuyaient sous la voûte, remontaient vers les chevilles, les mollets, et la chaleur de l'huile restait sur la peau comme un châle. Il y mettait une application presque comique. Il massait l'arrière de ses genoux comme s'il ponçait une pièce rare.
« Plus haut », dit-elle. Elle s'entendit le dire, et ce fut comme ouvrir une fenêtre.
Ses mains montèrent sur ses cuisses. Il fit glisser sa chemise de nuit, lentement, en lui laissant chaque fois le temps de dire non. Elle ne dit pas non. Elle souleva les hanches pour l'aider, oubliant qu'elle n'avait le droit de rien faire, et il la reprit gentiment :
« La règle. »
« Pardon. Pas de zèle. »
Elle se laissa retomber dans les oreillers, la peau luisante et tiède, et ferma les yeux.
Ne rien faire était plus difficile qu'elle ne l'aurait cru. Ses pensées repartaient d'elles-mêmes vers la répétition de mardi, vers l'alto qui chantait toujours un quart de ton trop bas, vers la liste des courses. Chaque fois, les mains de Rodolphe la ramenaient : une pression du pouce au-dessus du genou, une caresse plus lente, comme s'il sentait exactement à quel moment elle s'en allait. Au bout d'un moment, elle cessa de partir. Il n'y avait plus que la vanille, le gris doux de la fenêtre, et ces mains qu'elle connaissait par cœur et qui, ce matin, semblaient avoir tout leur temps.
Piano, legato
Il embrassa l'intérieur de ses genoux, puis l'intérieur de ses cuisses, de plus en plus près, sans jamais arriver. Elle sentait son souffle, sa barbe de trois jours qui piquait un peu, la chaleur de sa bouche à quelques centimètres de l'endroit où elle commençait à le vouloir. Il s'arrêta là. Il attendait.
Elle comprit qu'il attendait qu'elle parle.
« Vas-y », murmura-t-elle.
Le premier baiser fut si léger qu'elle crut l'avoir imaginé. Le deuxième, non. Il la goûtait lentement, à pleine langue, sans chercher encore le point précis, comme on fait connaissance avec une partition avant de la jouer. Il l'avait souvent embrassée là, en vingt-quatre ans. Mais jamais elle ne l'avait dirigé. Jamais elle n'avait dit, à voix haute, dans la lumière du matin :
« Plus doucement. Encore plus doucement. »
Il obéit. Ce fut si bon qu'elle en eut le souffle coupé.
« Comme ça ? » demanda-t-il contre sa peau, et sa voix vibra en elle d'une façon qui lui arracha un rire.
« Ne parle pas. Enfin, si. Mais pas là. »
Alors elle se mit à parler, et les mots qui lui venaient étaient ceux de son métier. « Piano. » Il ralentit. « Legato, ne t'arrête pas entre. » Il lia ses gestes en un seul mouvement, long, continu. « Un peu à gauche. Là. Tenu. Reste là. » Il resta là, et elle sentit son plaisir se poser sur ce point comme une note qu'on maintient jusqu'à ce que la voûte de l'église vibre.
Il y eut des fausses pistes : un rythme trop rapide, qu'elle corrigea d'un « non, pas comme ça, reviens » ; un moment où il dut s'arrêter pour reprendre son souffle, et où elle rit en l'appelant « mon ténor ». Rien de tout cela ne cassait rien. Chaque indication donnée, chaque indication suivie la rapprochait un peu plus du bord. Elle découvrait que dire ce qu'elle voulait était, en soi, une caresse.
Crescendo
Vers la fin, elle eut envie de quelque chose de plus. Elle tendit la main vers le tiroir de la table de nuit, puis la retira en riant : la règle. Rodolphe comprit. Il sortit le stimulateur violet qu'elle s'était offert à Noël, celui qui ne touche pas mais qui enveloppe, et le lui montra comme on présente un archet.
« Tu veux ? »
« Je veux. Doucement d'abord. »
Il le posa contre elle, au niveau le plus bas, et revint embrasser l'intérieur de sa cuisse pendant que les ondes d'air faisaient leur travail. Elle lui demanda de monter d'un cran, puis d'un autre, puis de changer la profondeur, ce réglage dont elle n'avait jamais vraiment compris l'intérêt avant ce matin. Il obéissait à chaque mot, attentif, la main libre posée à plat sur son ventre, comme pour sentir la musique de l'intérieur.
Puis elle cessa de donner des indications. Il n'y avait plus de mots. Il y eut un long silence tendu, une respiration qui montait, Aminata qui se cambrait contre les oreillers en serrant les draps à deux mains, et qui retombait enfin, très lentement, comme on tient le dernier accord d'un requiem longtemps après que la musique s'est tue. Le petit appareil, au lieu de se taire d'un coup, redescendit tout seul vers son murmure le plus bas, et elle trouva cela d'une politesse infinie.
Bis
Rodolphe revint s'allonger près d'elle, les cheveux en bataille, avec le sourire d'un ébéniste qui vient de livrer une commode parfaite. Il remonta la couverture sur ses épaules. Il ne lui demanda rien.
« Le café est froid », dit-elle au bout d'un long moment.
« Je le réchauffe ? »
Elle ouvrit un œil, réfléchit, et posa la main sur sa nuque.
« Non. »
Il fronça les sourcils, inquiet. Elle sourit, de ce sourire qu'elle avait à la fin des concerts, quand la salle refusait de partir.
« Bis. »
Pour prolonger l'histoire
Rodolphe avait tout préparé la veille : une bougie sur la commode, un tiroir à portée de main, et l'envie de prendre son temps.
- Womanizer Next : un stimulateur à air pulsé qui stimule le clitoris sans le toucher, avec 14 intensités, un réglage de la profondeur des ondes sur 3 niveaux et une fonction Afterglow qui redescend en douceur au lieu de couper net.
- Bougie de massage Shunga vanille : une bougie dont la cire fond en huile tiède, à verser au creux de la main pour masser, avec la note la plus ronde de la gamme.
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Consentement et sécurité
- Parler pendant, pas seulement avant : la règle d'Aminata et Rodolphe tient en un mot, « stop », et en une liberté, celle de dire « plus doucement », « à gauche », « reste là ». Les indications ne cassent pas l'élan : elles le guident.
- Chaque geste proposé : Rodolphe lui laisse le temps de dire non avant d'aller plus loin, et il lui montre le stimulateur avant de s'en servir au lieu de le lui imposer.
- Bougie et peau : éteins la flamme avant de verser, teste la chaleur sur l'intérieur du poignet, et garde l'huile de massage pour la peau, pas pour les muqueuses.
- Protection et majorité : hors d'un couple dépisté, une digue dentaire protège le cunnilingus des infections sexuellement transmissibles. Ce récit met en scène des adultes, et nos produits s'adressent aux personnes majeures.
Ce récit fait partie de nos histoires érotiques pour adultes, à lire librement. Pour l'autre versant du plaisir oral, lis le samedi où Solène a mené le rythme.





